Zoyeux Nowel - Moments chiants de morale à la con ! (Gratuit)

Bonzour bonzwar ! Izi Zbiremazqui pour zous zouhaiter un zoyeux nowel à tous ! Et qui dit Zoyeux Nowel à tous, dit aussi vie en société, à sourire au gens et à leur faire sentir qu'on passe des merveilleux instants, mais par dessus tout, et ceux-ci nous les adorons, les moralistes à la con qui viennent nous rappeller que Nowel n'est pas la fête des cadeaux ! Allez, en voiture tout le monde, c'est l'heure de prendre votre dose de moments chiants de morale à la con !


Bonzour bonzwar, izi Zbiremazqui qui va zous prézenter une arboration vomissante* de réflexions autour du thème de Nowel ! Attachez vos bretelles et préparez vos bavoirs, ça va être un moment chiant de morale à la con !

*(Not Copyrighted)

 Noël, rituel de consumérisme périodique ?

Oh-oh-oh ! Tout ça débute bien ! Une magnifique question dotée de vocabulaire abscon (notez le "con" dans le précédent mot), nous voilà partis pour la soirée ! Pour ceux qui n'ont pas compris, je me demande ici si oui ou non, Noël est une fête qui n'existe que pour nous faire consommer des chocolats et des cadeaux une fois par an.

Bon, déjà, faisons un petit état des lieux de "Noël" à notre époque.

Noël, c'est quoi ?

Tout bon christianiste* à la con vous répondra bien évidemment : "Baheuuuh, c'est la naissance de Jésus le Christeuuuuh !"... Et le pire, c'est qu'il aura (presque) raison ! Oui, Noël est la célébration de la naissance de Jésus, vedette chez les catholiques depuis maintenant 2011 ans, naissance qui a lieu chaque année le même 24 (ou 25) décembre. Passons les détails historiques qu'un historien à la con pourra vous servir, comme quoi Jésus serait né avant, on est pas là pour parler de ça.

*(juifs, cathos, protestos, orthodoxos, les religions traditionelles de l'occident, en gros)

 Et on le fête comment, Noël ?

 Cela dépend des gens, une partie ne fêtent pas Noël (comme quoi ce serait une fête d'une autre religion, gniah gniah, le baratin habituel), une autre partie plantent un sapin dans leur salon, transforment ça en une déboire d'échanges de voeux, s'offrent des cadeaux emballés dans des emballages inutiles et conçus pour être jetés et bouffent plus qu'ils en peuvent, et enfin une dernière partie des gens qui n'aiment pas Noël, qui le fêtent en râlant comme quoi c'est une fête superficielle dédiée au consumérisme, comprenant les handicapés sociaux qui sont incapables d'apprécier un moment en société.

De ces trois catégories, vous pourrez normalement vous situer, peut-être dans un entre deux, et si vous êtes un cas particulier, adressez-vous au SCPNPCDEALC**.

**(Syndicat des cas particuliers non pris en compte dans les exemples à la con)

 Et au final, ça sert à quoi Noël ?

Certains diront que ça sert à voir la famille et à se retrouver entre amis, mais d'autres diront qu'il n'y a rien de plus tendu qu'un repas de famille à Noël ou que leurs amis sont des connards finis. Sans doutes certains diront que ça aide à rendre le monde meilleur car tout le monde s'aime plus fort durant les fêtes, mais d'autres feront la remarque pertinente qu'une bonne moitié de l'humanité se torche avec la figure d'une autre bonne moitié d'humanité, et ce même en période de noël.

Je pense que ce qu'il faut retenir de la période de Noël, c'est encore le symbole, le symbole des cadeaux qu'on s'offre sous l'identité secrète d'un Papa Noël insaisissable, image qui fait rêver tous les jeunes enfants. Oui, le Père Noël.

Le Père Noël ? Mythe pour mettre du rêve dans la vie des jeunes enfants ?

Qu'est-ce le Père Noël ? C'est une histoire de bonne femme qu'on raconte aux enfants pour mettre un peu de rêve en cette fête triste de noël, histoire que la majorité des parents racontent aux enfants, tradition totalement idiote du fait que le père noël n'existe pas et que tous les enfants finissent par l'apprendre et fondre en larme.

Pourquoi un Père Noël, alors ? On adopterait tous dans notre imaginaire un "papy-joufflu-à-barbe-blanche" par simple moutonnisme ? Est-ce que les parents désirent juste se convaincre qu'ils n'ont pas besoin de la reconnaissance de leurs enfants pour être heureux en leur faisant plaisir ? Est-ce juste pour marquer le jour ? Peut-être, ou peut-être pas.

Il est par contre certain qu'on puisse se pencher sur la légende du père noël sans faire de suppositions trop hâtives. En gros, qu'est-ce que fait le Père Noël ? Il passe son année à fabriquer des cadeaux (gratuitement), puis il va faire nuit blanche et faire un travail de bête en distribuant à des millions d'enfants des cadeaux, et tout cela GRATUITEMENT ?

Le père noël est un mythe, oui, juste un mythe : Le mythe d'un don gratuit, universel, infini***... Mythe auquel tous les enfants cessent de croire au moins à partir de six ans.

***(Et ceci, en disant "infini", je souligne que Noël se répètera chaque année et que notre père noël se fera toujours chier pour nous apporter des cadeaux) 

Le mythe du don dans une société de consommation

Dans une société de consommation, où tout se paye, où tout se fait en fonction de l'argent, où le bénévolat est une preuve de grave déficiences mentales et où le don sans raison donne plus l'allure d'un psychopathe qu'autre chose, il est normal qu'on se constitue une mythologie du don.

Le don est en lui-même un élément vital de l'être humain. L'être humain est un animal social, qui a aussi pour particularité d'être accablé de buts, de désirs, de choses futiles et encombrantes qui remplissent une vie d'homme. Or, l'être humain ne peut pourvoir tous ses objectifs seul, il a besoin de l'autre pour avancer, besoin qu'un autre accomplisse ce qu'il néglige et ce qui le rend malheureux. Le don vient s'insérer comme facteur d'amélioration de la condition humaine, d'accomplissement du désir. Recevoir un don génère une grande satisfaction, même si l'on est pas l'auteur de l'accomplissement de notre désir.

Dans notre société monétisée, il existe le don, mais un don réglementé. Le don est un moyen d'enchaîner le receveur dans ses obligations, dans sa contrainte de remboursement. Faire un don sans raison, gratuit, le receveur ne perçoit pas cela de façon positive, la seule raison d'un don sans raison est effectivement le don en lui-même, de l'auto-satisfaction par le don, le donneur est donc un égoïste qui se rachète de ses actes ou un mégalomane à la con qui ne vaudrait pas mieux fréquenter. On vit dans un temps où le don est une étrangèreté sociale, une incohérence comportementale, un truc de gens pas normaux.

Le père noël est là pour incarner ce don sans intérêts, sans but, dans sa pure gratuité. Il rappelle au monde qu'il y a encore une issue qui permet de donner sans compter.

Et le don anonyme, alors ?

Le mythe du don n'est pas contemporain, le mal qui touche nos sociétés n'est pas inédit, il suffit d'écouter les fables vielles de 2000 ans pour s'en rendre compte. Les textes millénaires, notamment la bible, nous rappelle l'existence d'une fable, une fable inventée il y a fort longtemps... Celle d'un enfant né dans une étable pour unique but dans la vie de vivre pour donner sa vie. Le temps a passé, nos goûts ont changés, d'un enfant né pour donner l'immatériel, on est passé à un vieux existant pour donner le matériel, mais le message est toujours là.

Regardez le besoin de n'importe qui et donnez, quoiqu'il a pu faire et quoiqu'il fera. Si chacun donnait chaque jour, à sa mesure, un peu de son temps et de ses biens, à un inconnu, avec un rapide calcul vous pourrez comprendre que l'entente serait global et qu'en moins d'une année on atteindrait un idéal d'égalité. Oui, c'est une idéal, une utopie de la société du don, mais le concept est là :

Le don gratuit, sans raison ni objectif, désintéressé, ce don là rend le monde meilleur !

Si de nos 20000 ans de traditions orales qui ont finies dans la bible, il ne fallait retenir qu'une idée, qu'une idée unique, ce serait celle-là ! Donnez à votre prochain, un inconnu vous le rendra.

Après, on peut aussi s'interroger sur la place de la religion dans les fêtes... Dans le don désintéressé, la vie est solitude, l'autre est ingrat, l'inconnu se fait attendre et la déprime est à endurer. La religion est là pour donner la foi à ces gens de l'ombre qui agissent sans demander leur reste, pour donner le courage à ceux qui rendent cette période si prompte à "la magie de noël", pour conserver et transmettre cette qualité qu'on n'éduque plus à nos enfants : La faculté de donner sans recevoir, facultée dont l'unique représentant sur terre est le Père Noël.

C'était vraiment très intéressant !

Le truc est là, éduquez vos enfants avec des valeurs, apprenez-leur à croire en l'inexistant, donnez-leur la foi en l'invisible, faites qu'ils puissent à leur tour rendre leur monde meilleur.

Et vous dans tout ça ? Faites un effort, agissez dans l'ombre, par petites touches, donnez sans compter et sans différencier, ça fait du bien et ça ne fait que du bien. Profitez, c'est la seule période de l'année où on vous le pardonne !

Sur ce, que le père noël garnisse vos chaussettes de beaux cadeaux !

Joyeux et heureux noël à tous !

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3 Commentaires

  • "ce bouquin à la con qu'est la bible"

    Pour le coup, tu pouvais la garder pour toi celle-là.

    • Hey, j'ai un profond respect pour les écritures, je suis moi-même un Catholique à la con, et j'assume mon droit de m'essuyer le fessier avec du papier imprimé de textes saints.

      La bible un héritage de l'humanité, une grande part de la morale et de la sagesse conçue par nos ancêtres, cet enseignement oral plusieurs fois millénaires qui fut couché sur des feuilles de papier pour la première fois par un anonyme il y a 3000ans.

      Le nouveau testament est à la fois le récit romancé de la vie d'un maître à penseer de l'époque, Jésus, et la premiere vulgarisation pour le publique de l'époque de l'enseignement passé.

      Dans la société humaine, on a le choix de croire en l'orgueil de l'homme ou faire confiance à une méthode éprouvée par nos ancêtres et qui fonctionne. Et non, l'homme moderne n'a pas le monopole de l'intelligence, son expression a changée et ses critères aussi, mais dans le fond, la sagesse ancienne n'est pas à rejeter.

    • la premiere vulgarisation pour le publique de l'époque de l'enseignement passé.

      Certainement pas. La chose était déjà pratiquée par Platon et par d'autres (les sophistes notamment) durant l'époque antique et cela cinq siècles avant la naissance de JC.

    • Oulà ! Je vois à la relecture que je suis allé un peu vite dans les mots et que j'ai dérapé ! sourire

      Les premiers écrit bibliques remontent à plus de 8 siècles avant JC, soit environ 4 siècles avant  Platon et les Sophistes, et fixaient par écrit une version des croyances déjà présentes, certes avec une part d'invention de la part des différents auteurs, croyances héritée d'un passé d'humanité dont elles sont les seuls vestiges (hormis quelques pointes de flèches, boues, bois fossilisé et outils abandonnés).

      Il faut aussi localiser l'origine des textes et écrits dans les populations de la Mésopotamie, l'un des plus vieux foyers de civilisation, populations sédentaires issues des tribues nomades sillonnant la région. Ces croyances viennent du fond des âges, les textes qui en sont issus sont leur reflets et les innobrables versions et modifications que ceux-ci ont subis sont la trace laissée par les sages que chaque génération, entretenant le "capital-savoir" de la communauté.

      Ces textes ont une valeur inestimable dans notre patrimoine : Ils offrent un véritable regard sur une incroyable diversité d'expériences faites par nos ancêtres, distillées en travers plusieurs milliers de générations d'homme et de femmes, sagesse construite sur des milliers d'années. Les textes qui sont issus de cette sagesse, en l'occurence les écrits des Bibles, n'ont pas le monopole de l'héritage passé, mais ils en sont les plus forts représentants.

      Platon et les Sophistes dans leur démarche ont aussi travaillés à l'exploitation des ressources des traditions orales surgies du passé, et en ont proposé des versions qu'ils ont enseigné et diffusé. Il en reste que leur travail fut destiné en grande partie à l'élite citoyenne et aux peuplades des environs, et leur travail était surtout appréciable par les instruits et les lettrés.

      Le message christianiste, venant à peu près 4 siècles plus tard, eu un autre impact. Tout d'abord, il n'a pas eu la même localisation (au départ), il apparu dans le terreau sprituel mésopotamien. Sa force fut de "tomber à pic", de proposer un message simple intelligible par les idiots comme par les instruits et d'être porté par de bons orateurs. Les évangélistes entreprirent des voyages, certes plus réduits que le veulent les textes, et la conception "d'annonciation de la bonne nouvelle" poussa les récepteurs de ce nouveau message oral à partir eux aussi et à les diffuser. Ce n'est qu'après, lorsque la "bonne nouvelle" se sédimenta dans les croyances collectives, qu'il commença à apparaître des textes "évangéliques", parfois écrits par les quelques apôtres lettrés de Jésus, parfois par un auteur anonyme.

      Plus qu'avoir proposé une interprétation et l'avoir enseigné, le christianisme fut un éclat sans précédent, une diffusion massive d'un message à une époque sans internet, sans communications, et surtout proposant un message simple qui trouvait écho chez tous et toutes.

      Finalement, je pourrais qualifier ça de "popularisation notoire". smile

    • Je garderais pour ma part le terme "popularisation", parce qu'avant la religion (au moins juive) n'était qu'une affaire de lettrés, avec les fameux docteurs de la loi et les pharisiens auxquels Jesus est opposé très jeune.

      Les origines du christianisme prennent donc leur source dans les discours au peuple, c'est d'ailleurs regrettable de voir que cet esprit a été complètement confisqué par l'Eglise chrétienne avant le schisme de Luther.

    • Cathaseris a écrit :

      La chose était déjà pratiquée par Platon et par d'autres (les sophistes notamment)

      On s'en fout, ça compte pas. Platon c'est un has-been, point.  razz

      ~TSG, troll de l'après-noël (et de l'avant-noël aussi, du coup)

  • Merci pour cette leçon de morale, et joyeux noël à toi Sbirematqui!

    (Euh...les juifs ne sont pas censés ne pas croire en Jésus en tant que messie? Si c'est cela, ils ne font donc pas parti des "Christianistes"...)

  • Boudiou, quel décharge ! lol

    Remettons de l'ordre là-dedans.

    Tout d'abord, les Juifs ne sont pas christianistes, sauf une minorité appelée "Juifs messianiques" qui considèrent Jésus comme le Messie au lieu de l'attendre encore comme le reste des Juifs.

    Ensuite pour le don. Pour ma part, je ne crois pas qu'il existe en temps que tel, à savoir se séparer d'une partie de ses biens ou de son temps sans rien attendre en retour. Que ce retour soit matériel (retour de faveurs) ou immatériel (bonne conscience), je crois que tout ce que nous donnons est destiné à nous revenir. Je vois déjà un petit blondinet qui s'agite, je vais donc développer ma pensée en allongeant la liste des retours que nous attendons consciemment ou inconsciemment :

    • Bonne conscience d'avoir fait une bonne action que l'on croit désintéressée, on se sent mieux, meilleur ;
    • Une société meilleure et donc plus agréable parce qu'on aura dépensé du temps et/ou de l'argent à l'améliorer, même à petite échelle ;
    • Un potentiel gain futur grâce à une sorte de chaîne du don qui pourrait nous revenir ;
    • Amélioration de l'image publique en médiatisant un don (gala, sponsoring, etc... )

    Tout cela est donc très positif, ce qui montre que même si le concept du don désintéressé n'existe pas, ça n'empêche pas qu'on puisse faire des actions qui bénéficient à l'intérêt général même si c'était dans un but égoïste, consciemment ou inconsciemment.

    Donc je nuancerais ta phrase en gras en disant que le don rend le monde un peu meilleur, mais qu'en aucun cas il ne peut être désintéressé, surtout si on est soi-même convaincu qu'il rend le monde meilleur smile

    Enfin, pour le Père Noël, il semble que son rôle dans Noël soit apparu au moment de la Révolution industrielle qui a permis d'inonder le marché de jouets bon marché et du même coup de "justifier" cette débauche de consommation, c'est ce que j'ai lu lors de l'exposition Des jouets et des hommes présentée jusqu'au 23 Janvier aux Galeries Nationales du Grand Palais de Paris. Dans cette optique-là, le Père Noël sert de caution au monde consumériste de la même manière que tu le décris smile

    • Effectivement, le judaïsme ne reconnaît pas Jésus, ils ne sont donc pas au sens strict des crhistianistes... il faut du moins comprendre l'idée, je cherchais ici à désigner plus généralement celles issues du terreau d'imaginaire sur lequel les religions méditerranéenes se sont construites.

      Pour le plan du don, je ne cherchais pas une définition exacte du don, j'utilise plutôt l'image populaire qui traîne dans l'imaginaire collectif. Je le dis moi-même : un don gratuit appel un retour, mais pas immédiat. D'un certain point de vue, on peut aisément séparer un don servant de façon consciente, assurant un retour et se rapprochant plus de l'échange de biens ou de reconnaissance, et un don fait dans des intentions ne cherchant pas le profit personnel et n'appelant pas un retour immédiat, de biens ou de reconnaissance. Dans un sens étroit d'un idéal du don, non, il n'existe pas de don désintéressé, mais on peut admettre une conception de ce don sur les différents extrêmes qu'on peut trouver dans le monde de l'homme.

      Et pour ce qu'est l'égide d'un père noël crée pour et par le consumérisme, c'est vrai, mais on peut s'interroger sur le pourquoi de sa pérennité depuis un siècle et sur les significations qu'il peut adopter dans nos sociétés... J'ai surtout voulu introduire l'idée que oui, le don gratuit s'est exclut de notre quotidien, qu'il est devenu une étrangeté contemporaine, qu'il n'existe que sous le couvert du masque (ou de la barbe) de l'anonymat, qu'il est plus un mythe qu'une pratique.

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